18 ans déjà qu’Asian dub Foundation incarne révolte et indignation au fil de ses tracks aux tempi ravageurs. Si l’on peut toujours regretter le départ à la fin du dernier millénaire du Bengali Deeder Zaman (aka Master D) et de son phrasé énervé, force est de constater qu’ADF n’a rien perdu de sa radicalité, ni de son son. Ce dernier, plus live encore que par le passé, combine dhol-beats, guitares acérées, grooves électros et mélodies flutées. Quant au visuel aux allures de page d’accueil de n’importe quel smartphone, il vient appuyer leur propos sur l’immédiateté du monde actuel. Pour eux, l’histoire s’écrit désormais en direct et en mondovision. Les récentes révolutions en Afrique du nord donnent plus de force encore à leur démonstration.